La région de RSK envisage de « donner corps » à la régionalisation avancée

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La région de RSK envisage de « donner corps » à la régionalisation avancée
janv. 4 2017 - 16:12

Alors que  la phase finale de l’élaboration du programme de développement de la Région (PDR) pour Rabat-Salé-Kénitra est en passe de s’activer, Abdessamad Sekkal, Président de la Région Rabat-Salé-Kénitra a accordé une interview à Les Ecos, où il communique les ambitions et défis de la région.

Ainsi, il soutient l’idée selon laquelle le champ d’intervention de la région s’apprête à se conformer à la demande issue de la commission consultative sur la régionalisation appelant les Conseils régionaux à adopter une nouvelle vision des rôles des régions.

Dans ce sens, la véritable priorité consiste à définir le rôle économique de la région. Et le partenariat avec le secteur privé intègre sa portée stratégique, selon lui.

Voici l’intégralité de l’interview de Sekkal :

Les Inspirations ÉCO : Après plus d’une année à la tête du Conseil régional, quelles sont les contraintes qui restent encore à dépasser ?  
Abdessamad Sekkal : Un vrai projet de redéfinition des rôles entre le gouvernement, les établissements publics et les régions devra être mis en place. Le grand défi est de pouvoir, en tant que région, avec le gouvernement, mettre en place un plan d’action à même de concrétiser de manière claire ce processus. Le rapport de la commission consultative sur la régionalisation a relevé la nécessité de deux mandats des Conseils régionaux pour asseoir la nouvelle vision des rôles des régions. Le chantier actuel est très important et va s’étaler dans le temps. Le grand défi consiste à donner corps à cette nouvelle vision de la régionalisation avancée. Cet objectif passe par la mise en place d’un processus de concertation entre le gouvernement et l’association des régions du Maroc en vue de s’accorder sur les étapes à mener. Un autre enjeu a trait à la déconcentration de l’administration de l’État pour que le Conseil de la région trouve des interlocuteurs ayant suffisamment de pouvoirs pour prendre des décisions.  

Quel regard portez-vous sur le partenariat avec le secteur privé ?
Plusieurs projets sont faits en partenariat avec le secteur privé, mais ce chantier a encore besoin de davantage de travail. Le bureau régional de la CGEM est un partenaire stratégique pour le Conseil de la région.   

Qu’en est-il du rôle économique des régions ?
Le rôle économique de la région reste à définir. En effet, la question demeure posée sur ce rôle. Actuellement, l’État est fortement présent à travers des stratégies sectorielles. On doit se mettre autour d’une table pour décortiquer les dispositions de la loi et définir leur mise en œuvre de manière à assurer la transition. 

                                       

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