Le caractère islamique des banques participatives ne reflète pas uniquement son côté théorique

Le caractère islamique des banques participatives ne reflète pas uniquement son côté théorique
janv. 7 2017 - 13:26

Abdessalam Balaji, expert en économie islamique, présage une forte réussite des banques participatives en matière de satisfaction de ses clients. De fait, les citoyens, les hommes d’affaires, les entreprises, toutes tailles confondues, et même l’Etat n’ont pas à s’en soucier.

La mise en place des banques participatives n’est pas uniquement basée sur des conceptions théoriques, a-t-il soutenu. En effet, ses principaux fondements vont certainement se conformer à la Charia. Il souligne que l'article 52 de la loi, interdit de façon stricte que ces banques exigent ou paient des intérêts.

Du point de vue pratique, pour prévoir tout dérapage, il doit y avoir une sorte de suivi et de contrôle, à la fois par les établissements qui en sont chargés et l’opinion publique et les médias. Au cas où ce que l’on évite arrive, il faut avertir qu’il ne faut pas continuer dans la même voie. Il a qualifié de meilleur  la législation marocaine à ce stade, et appelle tout le monde à une pratique meilleure de celle-ci.

La législation devrait inciter et encourager du point de vue fiscal les contrats d’'investissement, "parce que ces contrats comportent des risques importants, les  clients et les banques préfèrent, cependant, de se tourner vers les moins risqués, explique Balaji.

Et donc,  au lieu de se focaliser sur l'achat de logements, on peut bien évidemment investir dans les usines, les fermes et les équipements agricoles. Le législateur peut accorder des avantages fiscales aux formules Murabaha, Ijara si on choisit de se positionne sur le volet investissement, a-t-il précisé.

 

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