DESINFORMATION

Driss EL AZAMI EL IDRISSI
الخميس, مايو 30, 2019 - 11:30
DESINFORMATION

Un jour après son éditorial du 28/05/2019, où elle a affirmé que «Les fake news, «post- vérités» et infox tiennent le haut du pavé », l’éditorialiste de l’économiste a bien voulu illustrer ses propos dans son éditorial du lendemain intitulé « contamination », en se donnant sans scrupules à faire pulluler de fausses informations et bien sûr, sans bouder son plaisir, de tout lier avec la gestion de Benkirane et son équipe.

Ayant été humblement, et à l’ombre, à l’œuvre du dossier épineux des délais de paiement, je tiens à rappeler les faits et vérités suivantes :

- Concernant, la désinformation relative aux retards de paiement, il est de notoriété publique que ce dossier épineux et les factures salées qui en ont découlées ont été pris au sérieux et pour la première fois avec le gouvernement Benkirane, à travers :

1- la révision générale, en concertation avec le privé et pour le privé, des textes réglementaires régissant ces délais au niveau du public et du privé ; et

2- la mise en œuvre d’un effort financier et de mécanismes novateurs sans précédents pour le remboursement de la TVA.

- Concernant la désinformation sur le fait de masquer les déficits, il s’agit là d’un sujet sérieux pour être traité avec légèreté et manque de responsabilité vis- à-vis de l’opinion publique et au détriment de l'image du pays.

Ces déficits sont d'ailleurs suivis de très près et attestés par les institutions internationales et nationales.

Il suffit pour prendre connaissance des réformes courageuses conduites et des résultats honorables enregistrés ces dernières années par le Maroc en la matière de consulter et de savoir déchiffrer les rapports du FMI relatifs à l’article IV et à la revue de la LPL et les rapports annuels de Bank Al Maghrib.

- Concernant la désinformation relative au déclin de la place internationale du Maroc. Ici, il suffit de rappeler un seul et unique classement mondialement reconnu et le plus scruté par les milieux d’affaires, le classement Doing Business élaboré et publié par la Banque mondiale, pour constater que le Maroc a gagné 68 places (oui 68 places !) entre 2010 et 2019, 53 places sous la gestion Benkirane et 15 places depuis l’avènement du nouveau gouvernement, pour passer du rang 128 au niveau mondial en 2010 au rang 60 en 2019. Quel déclin !!!

- Concernant la désinformation sur les investissements extérieurs qui selon l’édito, et sans donner un seul chiffre, ont baissé de moitié (oui de moitié !).

D’abord, se baser sur les résultats d’un seul trimestre, celui de 2019, pour donner cette affirmation est tout simplement faux scientifiquement et économiquement.

Exploiter, ensuite, cette erreur scientifique et économique pour décrédibiliser la gestion Benkirane et en plus malhonnête intellectuellement.

Il y a lieu, enfin, de s’étonner fortement lorsqu’on revient aux chiffres pour noter que les flux nets desinvestissements directs étrangers au Maroc ont progressé fortement ces dernières années pour passer de 13.2 milliards dirhams en 2010, à 20.8 en 2011, 23.5 en 2012, 27.7 en 2013, 29.9 en 2014, 31.8 en 2015, 21.1 en 2016, 25.7 en 2017 et 32.8 en 2018.

Quel déclin !!! Au final, ce que je n’arrive pas à comprendre, et surtout à digérer, c’est cette capacité et ce plaisir à dénigrer tout le travail accompli et à porter atteinte, par un déni de la réalité et des résultats enregistrés, à l’image du Maroc, conjuguée à cette ingratitude maladive «le syndrome Benkirane » qui s’est emparée de certains organes de presse à l’encontre d’un homme d’Etat qui a servi son pays avec un haut sens de responsabilité, efficacité, compétence et abnégation.

Et n’en déplaise à certains, les résultats économiques et électoraux sont là pour le rappeler et aucune campagne de presse, combien bien même continuellement nourrie et orchestrée, ne peut réussir à les masquer, ni à les faire oublier.

 

 

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